Projet de Mise en place d’un Centre de Services d’Intérêts Communs aux Acteurs (CSICA)

Promoteur du projet

Interprofession de l’Aviculture du Bénin (IAB), porteuse du projet

Raison sociale 

Elle regroupe les acteurs des différents maillons de la filière à savoir :

  • Les producteurs des deux Chaînes de Valeur Ajoutée (CVA) œufs de table et volailles (aviculteurs) ;
  • Les fournisseurs d’intrants et de services ;
  • Les transformateurs des produits avicoles ;
  • Les distributeurs des produits avicoles.

Objectif du projet

Contribuer à l’amélioration de la production et de la compétitivité des CVA œufs de table et viande de volailles au Bénin.

Objectifs spécifiques :

  1. Mettre en place une centrale d’achat et de distribution d’intrants et de matériels avicoles ;
  2. Renforcer les capacités techniques et organisationnelles des membres de l’IAB.

Coût du projet : 231 376 500 F CFA
Apport des promoteurs :
38 750 000 F CFA
Apport des PTF :
50 500 000 F CFA
Subvention accordée par le PARASEP :142 126 500 F CFA

Pertinence du projet

L’aviculture béninoise est confrontée à diverses contraintes notamment :

(i) difficultés d‘accès des aviculteurs aux intrants et matériels performants ;

(ii) faible niveau de professionnalisme des acteurs de la filière ;

(iii) mauvaise organisation du circuit de commercialisation;

(iv) faible accès des aviculteurs aux services d’encadrement technique ;

(v) faible niveau d’organisation des acteurs de l’aviculture villageoise.

Face à cette situation, l’Interprofession prend l’initiative du présent projet pour contribuer à lever ces contraintes par :

  • la mise en service d’une centrale d’achat et de vente des intrants et matériels de qualité et à coûts réduits et
  • le renforcement des capacités des acteurs.

La mise en œuvre de ce projet permettra de réduire les coûts d’acquisition des intrants par les éleveurs et rehaussera le niveau de professionnalisme de tous les acteurs. La finalité de ces actions est l’amélioration de la compétitivité des CVA œufs de table et viande de volaille.

Impact économique

La mise en œuvre du projet aura un impact économique significatif sur les CVA œufs de table et viande de volailles en termes de :

  • réduction des prix de cession des intrants (aliments et poussins d’un jour de 10 % en moyenne) ;
  • réduction des coûts de production de 28 % pour les œufs (passant de 53 FCFA l’œuf à 51.5 FCFA) et de 26 % pour la viande (passant de 1900 FCFA le Kg à 1850 FCFA) ;
  • contribution à la richesse nationale par l’accroissement des valeurs ajoutées (exemple de la CVA œufs de table) :
  • 18 % pour les petits exploitants ;
  • 16 % pour les exploitants moyens ;
  • 15 % pour les gros exploitants.

Ces accroissements de valeurs ajoutées correspondent à des productions additionnelles de richesse de :

  • 2 millions de FCFA environ par petit exploitant ;
  • 10 millions de FCFA environ par exploitant moyen et
  • 30 millions de FCFA environ par gros exploitant.
  • accroissement des revenus des exploitants :
  • 25% pour les petits ;
  • 22% pour les moyens et
  • 21% pour les gros

Le projet générera 3700 emplois indirects au niveau des exploitations avicoles bénéficiaires des services du Centre. En aviculture traditionnelle, le projet permettra la réduction des mortalités de 30% au moins.

La demande et la part du marché espérée            

La finalité est de mettre à la disposition de la population des œufs de tables. De 2011 à 2015, la moyenne de l’offre nationale d’œufs de table est de 8 600 tonnes d’œufs par an contre une demande potentielle de 15 400 tonnes (base consommation nationale de 1,6kg/habitant/an) ou 30 800 tonnes (base recommandation de la FAO de 3,2 kg/habitant/an) (DE, 2015) ; ce qui représente des taux de couverture des besoins de 56 % et de 28 % selon la base considérée. Le déficit est comblé par :

  • Les importations contrôlées d’œufs (réfrigérés ou non) en provenance d’Europe ou d’Afrique du Sud. Elles ont été régulières de 2001 à 2005 pour une moyenne annuelle de 748 Tonnes (9 % de la production nationale), soit une valeur de 130 millions de FCFA. Après une interruption de 2006 à 2011, ces échanges n’ont été signalés qu’en 2012 et 2014 ;
  • Les importations frauduleuses d’œufs en provenance des pays de la sous-région. Cette pratique relève du secteur informel et demeure difficile à cerner.

 Impact social& environnemental

Sur le plan social, les actions du projet impacteront :

  • les femmes qui sont représentées à 90 % au moins au niveau du maillon commercialisation, surtout en aviculture traditionnelle. Ce qui génère des revenus importants à leur profit ;
  • Les jeunes sont de plus en plus représentés au niveau de l’aviculture moderne et profitent donc des avantages économiques de cette filière.

Sur le plan environnemental, la réduction des coûts alimentaires rendra les filières œufs de table et viandes de volaille plus compétitives. L’augmentation des déchets issus de cette production peut engendrer des impacts négatifs sur l’environnement : production plus importante de fientes source de pollution, diverses nuisances aux populations environnantes, des risques sanitaires etc. Le renforcement des capacités des acteurs par le projet contribuera à mieux gérer les fientes, à améliorer la biosécurité dans les élevages et les couvoirs et la qualité sanitaire des produits avicoles.

Activités réalisées

Quelques photos des activités